vendredi 1 février 2008

Compte-Rendu










Cette après midi s'est déroulé notre atelier cinéma et architecture à l'école d'architecture de Nancy. Après la projection du film de Francesco Rosi "Main basse sur la ville", nous avons pu échanger quelques paroles sur les thèmes abordés dans cette oeuvre cinématographique.


Etaient présents, Mr Alain Casari, l'architecte invité, Mr Nicolas Depoutot (architecte nancéen et président de la maison de l'architecture) Mr Jean-Pierre Marchand et Mr Potoski (enseignants à l'EAN) et un groupe d'étudiants.

Le film se situant dans le Naples des années 60, nous présente la corruption immobilière et politique qui ravage la ville. Suite à l'effondrement d'un immeuble dans un quartier en pleine reconstruction, une société immobilière se retrouve accusée de négligence. Dès lors s'en suit une véritable guerre politique, infiltrée par des entrepeneurs véreux.



L'architecte Alain Casari à souligné le caractère représentatif de cette oeuvre cinématographique. Rosi filme comme un architecte dessine la représentation d'une réalité. Une réalité qui, valable encore aujourd'hui, nous montre une lutte entre le bien et le mal, même si au bout du compte, le bien et le mal ne se distinguent plus. Rosi film ici l'homme dans sa globalité, et ses croyances qu'il défend avec ferveur.


Le point de vue de Jean-Pierre Marchand, philosophe, tentait d'éclairer certains points sombres qui planent autour de ce film. Il a traduit ces scènes d'éfondrements en une image de la "deshumanisation".


Mis à part ces questions philosophiques que soulèvent ce film, le thème de la crise urbaine et de la place de l'architecte nous a sauté au yeux. En effet le film montre une ville quie se fait et se défait avec ou non la présence d'urbanistes et d'architectes. Une ville qui, en somme, peut exister sans le citoyen et donc sans la démocratie.


Réalité ou fiction ? A suivre...





Aucun commentaire: